
La loi Grammont interdit tous les combats d'animaux, sauf quand une tradition locale ininterrompue peut être invoquée.
C'est sur cette exception que la mafia tauromachique s'appuie pour prospérer dans ce snobisme sanglant et barbare.
Cet amendement à la loi a été approuvé, en 1951, par 221 voix contre 42.
Voici les véritables justifications, présentées par le rapporteur, de cet amendement (alinea 4) à la loi Grammont :
" Nous n’allons pas, naturellement, débattre ici de la légitimité de ces courses. Nous n’allons pas engager un débat sur la moralité ou l’immoralité des courses de taureaux. Je dirai qu’il y a pour nous, dans les régions méridionales un intérêt essentiel à ce que les courses puissent se pratiquer normalement.
Cela présente pour nos villes du Midi des ressources considérables, non seulement pendant l’été, en Août, mais dès le mois de Mai. Nous avons intérêt à retenir les touristes en France et même à faire que les touristes espagnols viennent chez nous, plutôt que de voir ces touristes partir en Espagne et, intéressés par les courses, y passer en définitive leurs vacances."