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Bavure en mer australe : les baleiniers japonais perdent la tête !

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C'est un acte irresponsable. Qui a mis en danger la vie de plusieurs membres (six) d'équipage de l'association Sea Shepherd Conservation Society. Car c'est un acte de désespérés, de types qui sont au taquet et qui n'ont plus assez de raison (déjà qu'ils n'en avaient pas beaucoup) pour infléchir le cours des choses.
Je parle bien sûr de l'éperonnage délibéré du navire Ady Gil par le baleinier japonais Shonan Maru N°2, le 05 janvier, dans les eaux glaciales de l'antarctique,en territoire sous souveraineté australienne.

Cette bavure, forcément avalisée par les autorités japonaises, fait donc monter d'un cran la confrontation entre les tueurs de baleines et l'association de Paul Watson. Si elle porte un rude coup aux défenseurs de la vie (l'Ady Gil est un trimaran ultra rapide dont la valeur est estimée à quelques 2 millions de dollars), elle va avoir cependant des effets collatéraux redoutables pour les baleiniers japonais.
L'indignation de l'opinion publique va monter crescendo, précipitant peut-être la décision du gouvernement japonais de ne plus financer les campagnes de chasse à la baleine et forçant également le gouvernement australien (notamment son ministre de l'écologie, Peter Garrett, l'ancien chanteur du groupe Midnight Oil) à prendre des dispositions durables pour interdire l'accès de la flotte japonaise à ses eaux territoriales.
Répétons-le : cette campagne de chasse à la baleine, comme toutes les précédentes, est illégale. Elle contourne sans hypocrisie le moratoire.

Le site de l'assocation SSCS croule sous les connections. Les dons affluent.
Les deux navires de SSCS (le Steve Irwin et le Bob Barker) sont toujours présents en mer australe, à proximité du sanctuaire.
Le combat continue.

 

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