
Sale temps sur la planète.
Sale temps pour le vivant.
Pour lui, exister, ce n'est pas un devoir. La philosophie de l'existence, de l'étant, de l'en-soi, du 'pouvoir-former-un-tout ' comme disait l'autre nazi d'Heidegger, il s'en bat les couettes, il s'en cogne...Car on ne meurt qu'une fois et quand ça arrive, c'est la bonne !
Qu'ils partent du néant et qu'ils y retournent ? Mais ils s'en foutent, les animaux !
Il y a tellement de choses à faire sous le soleil, avant l'esseulement radical...
Je sais, tu n'as pas l'habitude d'approcher du Heidegger dans un blog, encore moins dans celui-là mais je vais insister sur ce qui fait la vie : une possibilité indépassable.
Et voici donc pourquoi je ne supporte pas, au delà d'une grande sensibilité et d'une admiration sans borne pour ce qui grimpe, se déploie, vole, rampe, gigote, s'ébroue, s'aime, que des connards anticipent, parce que ça les excite, l'achèvement du chemin, en utilisant une façon de finir une existence assurément la plus futile. C'est cela, ôter la vie pour se distraire...C'est ce qui rend ces gens si antipathiques.
Tout est consommé.
Il est mort.
Oui...Ce chasseur/traqueur a fait le big plongeon d'en haut de la falaise bordant la RD 8051, dans les parages de Oignies, à la limite de la France et de la Belgique.
Membre d'une société de chasse d'Arlon (Luxembourg), ce viandard (60 ans) s'était paumé dans le massif forestier après avoir involontairement traversé la frontière française. Il y avait de la brume, il pleuvait, la semi-pénombre s'y était mise...Tout était réuni pour qu'il s'égare.
Il n'a pas vu qu'il s'approchait d'un ravin.
Plus de 20 mètres plus bas, il a rencontré le bout de la route. C'était le 11 octobre.