• cible

    Nous sommes gâtés, y'a profusion de détails cette fois. On sait que la balle est entrée au niveau de la tempe, à côté de l'oeil. Elle a ensuite traversé la boîte crânienne puis est ressortie du côté de l'oreille. Par contre, je ne peux pas te dire si c'est arrivé par la gauche ou par la droite. Mais question symétrie, ça tient la route.
    C'est ce qu'on appelle prendre une balle en pleine tête. Figure-toi que le chasseur n'est pas mort. Il a été conduit à l'hosto de Vienne mais ça m'étonnerait qu'il soit bien vaillant à cette heure vu qu'on a affaire quand même à du gros calibre.
    La battue organisée à Saint-Maurice l’Exil (Isère) samedi 10 novembre a donc tourné en eau de boudin ou, pour le dire de façon plus polie, s'est barrée en couille.
    Balle d'autome perdue ou fucking ricochet ? Va savoir Édouard ! L'aurore faisait rien qu'à blanchir la cime des arbres et le petit peuple de la forêt n'avait pas que ça à foutre de se poser des questions pareilles. Il faut turbiner, se faire de la graisse, du pelage d'hiver, se construire un gîte pour y passer l'hiver...Avec toute cette racaille des talus, les zanimos sont sans cesse dérangés dans leurs occupations. Ce samedi, passé 9 heures, c'était devenu beaucoup plus calme. Ils en ont donc profité.


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  • lisiere

    Arengosse (Landes)-9h30m52s-humidité 90%-pression 1019-vent 11 km/h NNE.

    Soudain, un cri s'élevi (j'ai mis un i à la place du a pour la rime et surtout, pour marquer l'instant dramatique; si t'es pas jouasse, va visiter des blogs plus propres sur eux) !
    -Là, j'lai vu bordel, il est là-bas !

    À cran car n'ayant rien eu à tuer, tenaillés par le besoin de tirer, plusieurs chasseurs firent feu en même temps, dans la même direction, vers le sanglier qu'ils espéraient depuis des plombes. La battue réunissait une trentaine de types et pas un pour buter un bestiau.
    En plus, c'était la Saint-Hubert, ce samedi 3 novembre...T'imagine la honte si le groupe de viandards rentrait bredouille, pas d'occasion pour picoler davantage...

    Le tir groupé à l'aveugle fut terriblement efficace : quelques dizaines de mètres plus loin, un chasseur posté en lisière du périmètre de la battue ramassa un pruneau, ma foi d'un fort beau calibre, dans le flanc et calancha illico.

     


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  • n070
    (Dédé, fin connaisseur en matière de glands, le jour de ses 3 ans)

     

    Faut pas gonfler Dédé quand il se lustre le poil. Dédé, c'est pas un cave, les casse-couilles, il les met vite fait au tapis surtout quand ce sont des chasseurs. Les viandards et Dédé, ce n'est pas une affaire qui marche.
    Dédé, c'est un sanglier bien à l'aise dans ses jarrets aussi, mardi 30 octobre, du côté d'Angirey (Haute-Saône), route de Vellemoz, il n'a pas hésité à avoiner grave un chasseur qui lui avait marché dessus. Oui, t'as bien lu ! Dédé était peinard tranquillos dans son fourré et l'autre, fusil à la main, il lui marche dessus !

    Sans le faire exprès bien sûr mais quand même...Pouvait pas faire gaffe ? Et de toute façon, qu'est ce qu'il venait faire chier le monde dans ce bois à vouloir tuer du volatile...

    Alors Dédé a chargé le type et lui a arraché le mollet avec ses défenses. Carrément arraché. La gerbe. Grièvement blessé (crois-moi, il ne suffisait pas d'un peu de dakin pour soigner la plaie), il a été héliporté et transporté à l'hosto de Besançon.


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  • n035

    On nous dit que les secours ont tenté de le réanimer. En vain. C'est ça le problème, avec des balles utilisées pour tuer. C'est qu'elles ne te laissent aucune chance quand t'en prends une dans le placard. Demande aux animaux, chevreuils, sangliers, cerfs, s'ils peuvent être réanimés, eux. De toute façon, réanimés ou pas, ce qu'ils veulent, c'est ne pas servir de cibles vivantes pour des barrés alcoolos, c'est pas compliqué à comprendre bordel !

    Dimanche 28 octobre, du côté d'Heiltz-L'Evêque (Marne), en lisière d'un bois bordant la RD14 (c'est en effet plus prudent de tirer à proximité d'une départementale), un rabatteur a pris involontairement la place du gibier et a ramassé une dragée en pleine poitrine. Il est devenu puissamment mort.
    On parie que, parmi la vingtaine de chasseurs, personne ne l'a fait exprès et que le flingueur maladroit, s'il manifeste bien sûr ouvertement sa tristesse, sera seulement privé de son pousse-café ?


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  • ubaye

    Manger chinois avec des baguettes ? Faudra plus y compter !

    Samedi 20 octobre, du côté de Jausiers (Alpes-de-Haute-Provence), un chasseur s'est fait sauter le pouce alors qu'il crapahutait avec son flingot en bandoulière. Tu ne vois pas de rapport direct entre le fait de marcher et l'arrachage de l'appendice (simulation) ? Fais un effort bordel !
    Le fusil étant chargé, ce qui est parfaitement recommandé quand tu marches dans un endroit aussi plat que la vallée de l'Ubaye, il a suffit d'un petit rien, d'un coup de pouce du destin si j'ose dire, pour que le coup parte.
    Il a quand même fallu que l'hélico se pointe et conduise le mutilé à l'hosto de Digne-les-Bains (très belle ville par ailleurs). Si tu y passes, à Digne, pas à l'hosto bien sûr, veille à visiter le musée consacré à Alexandra David-Néel.


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