• n0165

    Il paraît que la chasse, c'est pas plus dangereux que n'importe quel autre loisir. C'est ce que répète à l'envie la racaille des talus en tout cas (membert).
    Pas plus dangereux que l'aérobic, la natation, l'aéromodélisme...
    Tiens, demande l'avis à ce type. Il t'en dira plus, il sait de quoi il parle, il vient de tuer son gamin de 9 ans, du côté de Vendres (Hérault).
    Dans quelles conditions ? Que du classique, du banal si je puis dire. Dimanche 23 septembre, accompagné par son fils, il a voulu passer sous une clôture.
    Pour ce faire, il a posé son flingue bien sûr chargé, pourquoi s'emmerder avec ces foutues règles de sécurité, contre les fils de fer barbelés, l'a repris, le coups est parti, forcément, car la queue de détente s'est coincée dans les barbelés.
    Le mouflet a pris le potage dans l'épaule, il en est mort.
    Que veux-tu que je te dise, Denise ? La chasse c'est bien la guerre en temps de paix, non ?  Il faut donc bien que ça fasse de la bonne victime collatérale... C'est la loi du genre. Que les pleureuses aillent se faire dorer et faire première danseuse au bal des faux-culs.


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  • n0110

    Quel gentil chasseur ! Ainsi, il aurait vu un sanglier ! Il n'est pas sûr mais il l'aurait vu. De toute façon, même s'il n'avait rien vu, ce ne pouvait être qu'un sanglier. Forcément, puisqu'il s'agissait d'une battue au sanglier. C'est logique dans le crâne mal cablé d'un viandard; réfléchis un peu : si tu participes à une battue, disons à l'écureuil, c'est un exemple parmi d'autres, et que tu crois voir quelque chose, vaguement, avec peine, ce sera obligatoirement un écureuil. C'est un peu comme si tous les écureuils du département avaient été téléportés dans le coin où a lieu la battue.
    Donc pas la peine de te faire chier à t'assurer que c'est bien un écureuil qui a bougé, là-bas, derrière les buissons, eux-mêmes dissimulés des regards par des blocs de rochers, tu peux tirer franco, c'est assurément (à l'eau), tu m'entends Gontran, un écureuil.


    Mercredi 19 septembre, à l'heure de l'apéro (c'est-à-dire 9 h du matin), du côté de Mandagout (Gard), au lieu-dit Gaujac, il aurait vu un sanglier. Puisque c'était une battue au sanglier, avec les bonnes balles qui vont avec et qui grattent la gorge quand tu les avales.
    Il a fait feu. Son tir a été admirable de précision car il a dégommé un pote de battue dans le dos, au niveau de la hanche.
    Je peux te dire que les secours n'ont pas traîné pour conduire le pseudo sanglier au CHU de Nîmes. Mince consolation, il aura eu droit à un tour en hélico.


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  • pompe

    Avant une partie de tuerie,  le rappel des règles de sécurité permet de redire à des êtres frustres et peu doués pour la comprenette qu'il faut éviter de faire des gestes cons et dangereux pour sa sécurité et celle de tiers. Ainsi, répète-t-on des dizaines de fois aux viandards qu'il ne faut pas cheminer avec un fusil en bandoulière chargé et non cassé... C'est du bon sens pour tout le monde sauf pour la racaille des talus, donc le discours passe en boucle, des fois que ça pigera un jour.

    Pour lui, c'est réglé. Aucun espoir. Le jour de l'ouverture de la chasse, à proximité de la bien nommée Saint-Just-en-Chaussée (Oise), à la minute même où on lui expliquait les consignes de sécurité, il s'est tiré une balle dans le panard. Façon de signifier que toute cette affaire de sécurité, ça le dépasse...
    Au moins, côté positif de la chose, les secours n'ont pas eu besoin de faire des mille et des cents pour le retrouver.


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  • vallée

    L'isard a failli disparaître du massif des Pyrénées sous la pression des chasseurs. Heureusement qu'à l'époque, on prenait la racaille des talus pour ce qu'elle était, c'est-à-dire comme la véritable liquidatrice de la biodiversité et non comme une bonne gestionnaire de la nature.  Le parc national des Pyrénées a ainsi été créé et les populations d'isard se sont bien reconstituées depuis.
    Certes, les viandards viennent de temps en temps en buter aux limites du parc mais c'est moins fastoche de les flinguer, ils ne sont pas familiers, ne sont pas agrainés, il faut crapahuter, c'est crevant, au sens propre comme au sens figuré.
    Lui par exemple, il est vraiment crevé. Samedi 15 septembre, il est parti à la chasse à l'isard à la Serre de Maury, du côté de la vallée du Galbe, dans les Pyrénées-Orientales.
    Et puis, silence radio. L'isard faisant bien les choses, il était accompagné d'un ami qui a préviendu les secours. Ces derniers ont bien retrouvé l'égaré le lendemain mais il était raide mort, à 2200 mètres d'altitude. Le palpitant qu'a lâché la rampe visiblement.


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  • pann

    Tu sais que depuis 2010, grâce au regrettable ministre de l'éducation Luc Chatel et à son filandreux collègue de l'environnement, Jean-Louis Borloo, la racaille des talus a la possibilité de venir faire la promo de la chasse dans les écoles, pour prouver aux gosses que la chasse ce n'est pas ce que l'on pense, que c'est bien utile, bien beau, loin des clichés véhiculés par le sketch des Inconnus, qu'elle n'est pas composée de viandards, d'abrutis fan de sauciflard et de pinard à 6 heures du mat'. Ils ont vendu ça sous le thème "La chasse, un atout pour l'éducation", ce qui donne carrément envie d'éclater de rire en regrettant profondément que le ridicule ne tue pas.

    J'en ai trouvé un excellent, un de ces types exemplaires, un de ces atouts pour l'éducation des enfants, un gars à qui tu as très envie de confier ton chiard afin qu'il soit guidé sur le chemin de la vie et qu'il tisse ainsi des liens privilégiés avec les animaux et la nature.
    Il habite du côté de Tignieu-Jameyzieu (Isère pas à grand chose). C'est donc un chasseur qui a une conception très singulière mais adorable de la pédagogie. Il chassait la perdrix, ce dimanche 9 septembre, jour d'ouverture de la chasse en zone sud. Il a croisé 3 jeunes (13, 14 et 19 ans) à la lisière du bois du Grand Taillis. Ces jeunes gens se savaient pas, les malheureux, qu'à partir de début septembre, la nature, les bois, les champs, les chemins creux, sont confisqués par la vérole des taillis pour y faire la guerre contre les animaux sauvages et, de temps en temps, contre les promeneurs, les chiens, les chats, les chevaux et les vaches.

    Engueulade...Échange de mots... Le trio se décide à quitter les lieux, normal, en face y'a un trépané qui tient un fusil chargé non cassé.
    À peine eurent-ils le dos tourné qu'un coup de feu éclata. C'est à ce moment précis que ces jeunes firent l'expérience concrète de ce qu'est vraiment la chasse.
    L'un a reçu des plombs à la joue, le deuxième à la limite de l’arcade sourcilière, le dernier dans le dos.

    Le flingueur nie avoir tiré volontairement en direction du groupe de jeunes. Il assure qu’il venait de lever une perdrix. Bin voyons, mon garçon, on va te croire...D'ailleurs, si les pandores t'ont placé en garde à vue, c'est qu'ils croient dur comme fer à ton pipeau.
    C'est beau la chasse, hein ?

     


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