• Où peut-on faire souffrir un animal sans craindre la justice ?

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    C'est l'histoire d'un type vraiment pas net qui prenait goût à faire souffrir ses animaux de compagnie et endossait volontiers, sans qu'on l'y oblige, des habits de bourreau.
    En mars dernier, il a été pris en flagrant délit de maltraitance. Et le mot est faible ! Il cognait sa petite chienne beagle âgée de 3 ans, appelée Chanel, avec une barre de fer.
    Prévenus par les voisins, les gendarmes ont trouvé au domicile du couple un toutou baignant dans son sang, avec des plaies ouvertes à la tête et à l'épaule.
    Chanel a été confisquée et placée dans un refuge et s'est remise de ses blessures.
    Ce couple avait pris l'habitude de frapper régulièrement Chanel et un autre toutou, un beagle mâle du même âge.
    La justice est passée, plutôt sévèrement d'ailleurs. 
    Le tortionnaire a pris 6 mois de cabane dont 2 ferme, avec une mise à l’épreuve de deux ans avec suivi psychologique.
    Le TGI de Cambrai a également prononcé la confiscation définitive de ses deux chiens ainsi que l’interdiction de détenir des animaux.

    C'est un jugement exemplaire, qui manifeste le fait que l'animal, domestiqué ou apprivoisé, n'est plus vraiment considéré comme un bien meuble, comme une chose dont disposerait à sa guise un propriétaire.

    Figure-toi que je connais, et que tu connais, des types tout aussi barrés, vicieux jusqu'à l'os, qui torturent et achèvent ensuite des animaux domestiqués au vu et au su de tout le monde...Et personne ne dit rien. Il y en a même qui trouvent cela parfairement normal voire chouette !
    Pire...Ils habillent leur vice de guenilles esthético-morales quant à leur liberté d'exercer leur emprise d'humain sur ces pauvres animaux.
    Je veux parler évidemment de ces baltringues costumés qui mettent au supplice, semaine après semaine, des toros dans une arène.
    Sais-tu pourquoi ils ont le droit d'agir ainsi sans risquer la taule et une mise à l'épreuve ?
    Parce que d'autres, avant eux, il y a longtemps, l'ont fait et ont été suivis par d'autres, avec application, dans cet art de faire souffrir.

    Cela tient à peu de chose... S'il avait habité Nîmes ou Bayonne, le propriétaire de Chanel aurait pu se passer les nerfs sur un veau et jouir de sa détresse sans craindre les foudres de la justice.
    Mais non, il était dans le nord, là où il n'y a pas de tradition ininterrompue visant à cogner un chien avec une barre de fer.


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