•      http://technique.macrophotographie.eu/

    Les amis (et les amoureux) de la nature, faune et flore, petites bêtes et fleurs sauvages, hirondelles et coccinelles, papillons, gui et herbes folles, adorent deux magazines : La Hulotte, que l'on ne présente plus et La Salamandre.

    La rédaction de ce bimestriel, autour de Julien Perrot, son rédac' chef (et fondateur), fait un travail formidable, épatant. La revue des curieux de nature en est à son 190ème numéro.
    Celui de février et mars 2009 vient à peine de sortir. Mais on ne peut pas le trouver en kiosque.
    Il est consacré à 'l'autre jardin', cet espace où l'homme compose, dialogue et négocie avec la nature. Pour faire de ce lieu un refuge pour tous, pour lui comme pour ses proches, pour les hérissons, le pissenlit ou les moineaux.

    Voici les coordonnées du site : www.salamandre.net. La revue est imprimée sur papier recyclé et emballée dans un film végétal biodégradable.

    Je te livre un court extrait de ce numéro 190 (52 pages).

    Pattes poilues

    A l'intérieur des maisons, cela bouge aussi du côté des araignées. Immense, noire et poilue, la tégénaire en balade fait hurler les âmes sensibles et frissonner les plus courageux.

    A la nuit tombée, on la voit courir le long des murs. On la retrouve au matin, piégée au fond de la baignoire. Précisons qu'elle est incapable de monter par les siphons: la tégénaire s'aventure simplement par en haut et ne parvient pas à remonter les bords lisses des cuvettes.

    Ces apparitions portent à croire que les araignées rentrent dans les maisons à l'automne pour passer l'hiver au chaud.
    Faux ! En réalité, les tégénaires vivent toute l'année dans nos appartements, en toute discrétion.

     


    votre commentaire
  • Stéphan Carbonnaux est un naturaliste (et c'est d'abord un super ornitho) que j'apprécie beaucoup. Il est présent dans les débats, les combats, qui agitent le petit monde des défenseurs des grands prédateurs que sont le loup, le lynx et l'ours.
    Autant dire que les tirs sélectifs ('malencontreux', voire 'involontaires' diront les viandards) encouragés par certains élus et responsables agricoles sur ces animaux magnifiques, sauvages, forcément sauvages, le mettent en rogne.

    Stephan Carbonnaux vient de publier un petit bouquin (8 euros) qui s'intitule "Le cantique de l'ours", aux éditions Transboréal.

    Il a réagi à la mort, programmée, de l'ourse Cannelle, dernier spécimen (oui...Cette femelle plantigrade était le dernier spécimen de son espèce) de la souche Pyrénéenne.

    Voici un petit extrait de son livre, livré par un site que j'aime particulièrement. On est bien en phase, son rédacteur et moi.
    Je l'ai mis dans mes liens préférés mais comme je ne suis pas certain que tu aies percuté, je te redonne l'adresse :
    http://www.buvettedesalpages.be/

    "C'est donc à la Toussaint, la veille du jour des défunts, qu'une lignée vieille de cent mille ans a été condamnée à s'éteindre faute de femelles pour assurer sa survie. Si j'ajoute que Cannelle est morte au-dessus des gorges d'Enfer - je n'invente rien-, on ne sera pas autorisé à toutes les spéculations ésotériques; cependant on jugera que le destin avait bien fait les choses en choisissant la date et le lieu.

    [...] Les institutions plus ou moins compétentes, et rétribuées à ce titre, n'ont aucune espèce d'excuse à produire devant pareil épilogue.
    En première ligne, l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn, dirigée depuis sa création par Jean Lassalle, restera dans l'histoire de notre pays, et des Pyrénées tout entières, un établissement fautif qui a su irrémédiablement gâcher les chances qui s'offraient à lui. Jean Lassalle, dont les pouvoirs sont très importants (maire, vice-président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, député, président de l'Association des populations des montagnes du monde, fidèle de François Bayrou, etc.), est l'homme sous l'ère duquel s'est éteinte la dernière ourse d'une espèce qui précéda nos semblables dans les vallées.
    Quoi qu'il fasse dans les mois qui viennent, alors qu'il est en politique depuis plus de deux décennies, on jugera vite sa responsabilité comme écrasante :  il vivait encore quinze ours dans les Pyrénées occidentales en 1983, et tout était alors possible.

    Aucune réparation, aucun remplacement ne viendra effacer cette faute originelle."

     


    votre commentaire
  • "La planète a déjà subi cinq extinctions massives avant l'arrivée de l'homme...

    [...] Aujourd'hui, le schéma est en place pour la sixième extinction massive, le vecteur responsable ne sera pas cette fois la nature mais la créature qui se prend pour Dieu.
    J'ai désigné l'homme. L'humanité est en effet en train d'opérer un véritable hold-up sur la planète en modifiant le rythme millénaire de la nature, ses composants, ses aboutissants sans avoir les clés en mains.

    Quatre domaines me semblent préparer le scénario d'une catastrophe programmée parce que les effets en sont d'ores et déjà irréversibles : les pollutions, les biotechnologies dont participent les OGM; le global change, c'est à dire le changement climatique de la planète et ce qui y collabore-les échanges avec les milieux marins, la montée des océans, la déforestation et les gaz à effet de serre-; et enfin, le plus grave sans doute avec l'effet de serre, les atteintes répétées et inconscientes à la biodiversité.

    Tous ces bouleversements sont liés et aucun n'est indépendant des autres.
    C'est un système aux effets tranversaux et interactifs et qui, de surcroît, est rétroactif.

    Cependant, pour les quatre cas cités et leurs connexions, l'homme est responsable. Il a en mains les éléments de la sixième extinction qui entraînera certainement aussi la sienne."

    Laurianne d'Este (professeur des universités, agrégée, administratrice de la SNPN, de l'association Férus...) - La fin annoncée d'Homo sapiens sapiens-Editions Sang de la terre.

     

     

     


    votre commentaire
  • Communiqué de l'Association végétarienne de France (www.vegetarisme.fr)

    MAIS OÙ EST DONC PASSÉ LE « BON SENS PAYSAN » ?

    Combien de temps les éleveurs continueront-ils à mendier des subventions à l'État et persisteront-ils à scier la branche sur laquelle ils sont assis ?

    ► Suite aux manifestations d'éleveurs, le Ministère de l'Agriculture a annoncé une aide de plusieurs dizaines de millions d'euros pour les soutenir. On impose donc une nouvelle fois aux contribuables de subventionner l'élevage, y compris à ceux qui évitent en tant que consommateurs d'acheter de la viande ou des produits laitiers ! Même si l'on peut comprendre l'inquiétude des éleveurs qui voient leur revenu baisser, il est clair qu'il ne faut en aucun cas continuer à subventionner l'élevage, en particulier parce que c'est une activité extrêmement agressive envers l'environnement.

    ► La production de viande a été reconnue par la FAO comme étant le premier facteur d'émission de gaz à effet de serre (devant le secteur des transports).

    Une alimentation 100% végétale génère environ 5 fois moins de CO2 qu'une alimentation végétarienne classique... qui génère elle-même environ moitié moins de CO2 qu'une alimentation carnée.

    Produire des légumes, céréales, légumineuses, nécessite de 500 à 2000 L d'eau par kg d'aliments, alors que produire 1 kg de viande de boeuf demande 20 000 à 100 000 L.

    En France, 2/3 des terres agricoles sont destinées à l'alimentation animale, qui absorbe à elle-seule 50 % des céréales produites. Les animaux d'élevage sont en effet de véritables gouffres énergétiques, où se perdent 85 % des calories et des protéines végétales qu'on leur donne.

    L'élevage génère aussi une forte pollution. Plus de la moitié des engrais azotés et phosphorés employés en France le sont uniquement pour satisfaire aux besoins de nos animaux de consommations. Et ceux-ci produisent bon an mal an environ 300 millions de tonnes de déjections diverses. L'ammoniac provenant des lisiers liquides est l'une des causes principales des pluies acides qui abîment les arbres, acidifient les sols, les lacs et les cours d'eau, et nuisent à la biodiversité.

    ► Les éleveurs sont donc les premiers pollueurs de la planète, et continuer à subventionner leurs activités est en contradiction totale avec les objectifs de préservation de l'environnement fixés par le gouvernement... qui ferait bien de s'inspirer plutôt de ce que conseille Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) : « Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation. »

    ► Il faut donc réformer l'ensemble des filières liées à l'élevage de manière à diminuer la consommation de viande et de lait, en promouvant massivement l'adoption d'une alimentation équilibrée la plus végétale possible. Quant aux éleveurs, ils seraient bien inspirés de se reconvertir dans d'autres activités moins néfastes à l'environnement, et de se passer définitivement des aumônes de l'Etat.

     


    votre commentaire
  • "Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d'animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ?"
    Georges-Bernard Shaw (prix nobel de littérature).

    Tu as deux très bonnes raisons de lire puis de faire lire Végétariens Magazine : il est vraiment intéressant et en plus, il est intéressant.
    J'ajouterai même qu'il est super intéressant ! La preuve, j'écris dedans ! Et Chris (Christophe) qui fréquente de ce blog, également.

    C'est lui qui a fait l'article sur Paul Watson, le fondateur et vigoureux et épatant militant de l'association Sea Shepherd Conservation Society.

    Quant à ma modeste participation, elle ouvre ce numéro 22 par un rappel des conditions dans lesquelles Jean-Marc Royer s'est lancé dans l'aventure, ça fera deux ans bientôt, d'un magazine dédié au choix du végétarisme et des difficultés, mais aussi des espoirs qui sont les siens.

    Avoue que ce serait dommage de ne compter que sur Paris Match ou Télé 7 jours pour faire la promotion du végétarisme !

    Je te balance ci-après, comme je suis un garçon prévenant, un extrait de mon papier.

    " Il y a deux ans, un homme, Jean-Marc Royer, a eu le courage de lancer un mensuel  à diffusion nationale pour promouvoir, valoriser  le végétarisme et rendre compte du dynamisme de ce choix alimentaire.

    Il ne s'agissait pas d'ajouter à la presse spécialisée dans les questions de santé ou de cuisine un énième magazine ni de compléter la presse militante avec une revue à l'usage de membres d'une association ou d'une communauté aussi larges soient-elles.

    Plutôt, souhaitait-il proposer un magazine ouvert sur le monde, plein de vie, gai et ambitieux, ayant vocation à rassembler des bonnes volontés éparses.
    Comment ne pas être ambitieux d'ailleurs ? Avec plus d'un million de végétariens en France, il y a de la  place pour une revue qui projette de réunir végétariens confirmés et  végétariens plus novices autour d'une idée force :  le végétarisme est, par nature, un comportement très simple et très sain, sans mystère, se présentant à nous comme un domaine aux multiples ouvertures (diététique, hygiène, refus du meurtre animal, malnutrition et faim dans le monde, effets de la filière viande sur le climat etc).

    Jean-Marc Royer a engagé ses ressources financières personnelles dans cette aventure. En octobre, autour d'une équipe exclusivement bénévole, l'heure sera venue de célébrer les deux ans d'existence de Végétariens Magazine.

    Joyeux, cet anniversaire le sera. Car c'est une gageure que de réussir à s'insérer durablement dans le paysage actuel de la presse spécialisée."

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique