• lit_rivier

    A l'UICN (Union Mondiale pour la Nature), il y a des gens déterminés, sincères mais bien élevés. Pas le genre à gueuler et à s'emporter pour un rien.
    Quand ils disent que l’échéance de l’engagement de la France de stopper la perte de biodiversité en 2010 se rapproche, et bien que plusieurs actions aient été achevées ou engagées, les indicateurs restent principalement au rouge, c'est qu'ils sont quand même très énervés.
    Et s'ils rajoutent que : " La situation reste toutefois préoccupante : les populations d’oiseaux communs continuent de décliner en campagne et dans les forêts ; l’urbanisme et les infrastructures de transports poursuivent la consommation et la fragmentation d’espaces naturels ; les espèces menacées sont toujours aussi nombreuses ; la présence de pesticides est détectée dans la quasi-totalité des cours d’eau et seuls 40% de l’ensemble des masses d’eau est considéré en bon état en 2008…." c'est qu'ils sont en colère.

    En même temps, on est dans un pays qui considère les viandards comme des protecteurs de la faune et de la biodiversité.
    Je n'invente rien. La 'loi chasse' de la fin d'année dernière permet aux fédérations de chasse d'être agréées au titre de la protection de la nature.
    Et si je ne m'abuse, il a été question de mettre Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, à la place de Michel Barnier comme ministre de l'agriculture et de la pêche. Question pesticides, c'est vrai qu'il en connaît un rayon !

    C'est comme si tu demandais au clergé de l'église catholique de mener le combat contre la pédophilie ou à TF1 de promouvoir l'esprit critique et l'insolence dans ses programmes.

    Le bilan 2008 tiré par l'UICN, il est visible ici : http://www.uicn.fr/IMG/pdf/Bilan_SNB2008_UICN_France.pdf

     


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  • troglodyte

    Tu retireras trois avantages à acheter Le guide des oiseaux des villes et des jardins (Editeur Belin) de notre ami Jérôme Morin :

    -Mieux connaître ces délicats êtres vivants, découvrir les différentes espèces (les 100 espèces les plus fréquentes sont décrites dans ce livre) grâce à un système original d'onglets et de grandes photos, savoir l'essentiel sur leurs caractéristiques (chants, trilles, habitudes...)
    -Aider Jérôme Morin à faire vivre son remarquable site
    http://www.web-ornitho.com/ dédié à la défense de l'environnement et qui met à disposition des fous de nature et des amoureux des bêtes à plumes et à poils des conseils, des photos, des renseignements divers et variés
    -Permettre de lancer quelques actions en faveur de la biodiversité car le produit des ventes du guide sera alloué au financement d'initiatives (acquisition d'espaces naturels pour en faire des refuges etc) dans la transparence la plus complète.

    Le jardin est un milieu à part entière pour les oiseaux, qu'il soit enclavé ou non. Même façonné par l'homme, il peut et doit être un espace accueillant et hospitalier pour les bestioles ailées. 

    Si tu vas à l'adresse ci-dessous, tu pourras consulter quelques pages de ce bouquin : http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-guide-des-oiseaux-des-villes-et-des-jardins-13727.php

    Son prix est modique, tout juste 16,90 euros. En plus, si tu le commandes en passant par le site de Jérôme, les frais de port te sont offerts.   

     


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  • cochon

    Ce cochon n'est pas mort. Il pionce comme un bienheureux, sur son lit de paille toute fraiche. La main qui lui caresse la joue, c'est la mienne.
    Samedi dernier, nous étions quelques volontaires à avoir donné un coup de main, toute la journée, de neuf heures du mat' à 20 heures, au couple de bénévoles qui s'occupe de la Ferme des Animaux Sauvés de la Mort (FASM), un refuge en Vendée qui recueille des bestioles en route pour l'abattoir ou maltraitées par des proprios et maquignons infects.
    Galgos, chèvres, moutons, canards, poules, cochons, vaches et autres animaux accueillis coulent ainsi des jours heureux, à l'abri du besoin et entourés d'affection. Certains d'entre eux sont placés, notamment les chevaux.

    On a monté un nouveau poulailler, plus résistant aux intempéries, élevé un mur de parpaings pour protéger la grande étable et nettoyé ce qui devait l'être : les boxes.
    Leurs locataires sont allés faire un tour dans les prés pendant qu'on enlevait le fumier et le lisier. Les sols ont été récurés puis recouverts d'une bonne paille bien sèche.
    D'où le bonheur du cochon qui était même venu vérifier dans l'après-midi qu'on construisait le poulailler correctement après avoir tenté de bouffer la notice de montage !

    J'ai eu quelques minutes de répit pour prendre quelques photos. Celles de l'ânon, de la jeune biquette caline comme tout et de ce coq perché sur le dos d'un cochon afin de manger les minuscules insectes qui parcouraient son échine !

    anon  ch_vre  A_la_campagne_056

     


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  • Ship_Photo_skarbakk

    Cette boite de conserve flottante n'était pas un vrai bateau.
    Cette saloperie métallique, immatriculée sous le nom de Skarbakk, fendait le flot écumant pour donner la mort. Illégalement. Les vilains gargouillis de sang étaient alors emportés par la houle.
    C'était un baleinier. D'ailleurs, tu apercevras nettement le lance-harpon à la proue du navire tueur.
    C'était...
    Le Skarbakk a en effet médiocrement expérimenté le théorème d'Archimède (tout corps immergé partiellement ou totalement dans un fluide subit de la part de celui-ci une poussée verticale etc) et on peut dire, aujourd'hui, que c'en est quasiment terminé de sa lamentable histoire.

    Dans la nuit du 23 au 24 avril, arrimé sagement dans le port de Henningsvaer, îles Lofoten, Norvège, ce tas de ferraille sanglant a été visité par des gens de bien. Qui ont ensuite ouvert les vannes du circuit de refroidissement. Le bateau était sur le point de sombrer quand les secours sont intervenus.
    Mais les dégâts sont considérables, auxquels il faut ajouter le malus de l'assurance.En effet, l'armateur norvégien doit payer la peau du cul pour assurer ce bien dans la mesure où il est considéré comme évoluant en zone de guerre.

    Il y a deux ans, la même mésaventure était arrivée au Willassen Senior (tu seras gentil(le) de te reporter à mon article d'octobre 2007-http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/10/26/6669611.html).

    Les gars et les filles du groupe Agenda 21 ont le chic pour faire, le soir, des promenades digestives fructueuses !

     


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  • OURS

    Ce sera difficile de faire mieux. Comme synthèse, on est à la noce. Il y a de la profondeur et du punch, mis au service d'un savoir incontestable.
    Tout ce qu'il faut savoir sur l'ours ? c'est possible !
    Carnivore, omnivore, herbivore ? Dangereux, craintif ? Menacé, menaçant ? Combien ? Où ? A quoi ça sert ? Combien ça coûte ?
    Toutes les réponses sur l’ours des Pyrénées : l’espèce, son mode de vie, ses relations avec l’homme, le programme de restauration ... sont accessibles ici :
    http://ferus.org/spip.php?article1639

    C'est donc à lire sur le site de l'association FERUS, qui fait un boulot formidable. Et pourquoi ne ferais-tu pas comme moi ? C'est à dire adhérer (la somme est modeste) pour oeuvrer à la conservation et la protection de ces trois magnifiques grands prédateurs que sont le lynx, l'ours et le loup, en France.

    Un petit extrait, que voici que voilou :

    Pourquoi sauver l’ours ?

    C’est avant tout une question éthique et morale. La bonne question n’est-elle pas 'avons-nous le droit de laisser disparaître cette espèce ?'. Si oui, pourquoi pas d’autres ?
    Renoncer à une seule espèce, c’est accepter la disparition de toutes.
    L’ours n’est ni utile, ni nuisible ; il n’a pas à se justifer d’exister. Il bénéficie par ailleurs d’une image très forte et très positive. Les Pyrénées ne sortiraient que renforcées et valorisées de rester le ' Pays de l’Ours'. Comme en témoignent les expériences internationales (Italie, Grèce, Espagne…), il y a là un potentiel de valorisation économique et touristique que nous négligeons.
    C’est une raison supplémentaire de le protéger.

    Ours slovène, ours pyrénéen, quelle différence ?

    Ils appartiennent tous deux à la même espèce, et à la même lignée occidentale d’ours européens.
    Par ailleurs, les habitats étant comparables, les ours pyrénéens et slovènes ont exactement le même comportement et le même régime alimentaire. La meilleure preuve a sans doute été apportée par Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne : elle a choisi Néré, un jeune mâle d’origine slovène comme père de son dernier ourson … Les animaux apportent parfois eux-mêmes les réponses aux questions que se posent les hommes …

    L’ours est-il dangereux ?

    Non, pas particulièrement. L’ours brun européen est méfiant et craintif envers l’homme. Il évite toute rencontre autant que possible. En cas de rencontre, il cherche toujours à fuir. S’il se lève, ce n’est pas un signe d’agressivité, mais une position lui permettant de mieux identifier par l’odorat ce qui approche.
    En France aucun homme n’est mort d’une attaque d’ours depuis 1850.


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