• La corrida synthétise toutes les perversions et toutes les lâchetés

    cogida

    La principale raison de refuser la corrida se situe à un niveau politique. Elle véhicule une idéologie de domination et d'asservissement. C'est un modèle réduit de totalitarisme : sa loi est la force, ses moyens sont la violence, ses fins sont la destruction.
    La corrida synthétise toutes les perversions et toutes les lâchetés. 
    D'abord vis-à-vis de l'animal, victime expiatoire dont on jouit de la mort sans craindre de représailles. Vis-à-vis de l'officiant torero, qu'on idolâtre, mais dont on exige qu'il s'expose au pire. Puis vis-à-vis du public, continuellement soumis à des sentiments antagonistes, tordus, impossibles à vivre : complicité, pitié, cruauté, remord, colère, compassion, joie, tristesse ...
    Enfin perversion des valeurs et du langage : jamais en tauromachie on n'aura autant parlé de "beauté", de "respect" et de "loyauté" autour de cadavres.
          

    Marc Fabre                                          


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