• Les oiseaux perdus


    Le matin compte ses oiseaux

    Et ne retrouve pas son compte.
     

    Il manque aujourd'hui trois moineaux,

    Un pinson et quatre colombes.
     

    Ils ont volé si haut, la nuit,

    Volé si haut, les étourdis,
     

    Qu'à l'aube ils n'ont plus trouvé trace

    De notre terre dans l'espace.
     

    Pourvu qu'une étoile filante

    Les prenne sur sa queue brillante
     

    Et les ramène ! Il fait si doux

    Quand les oiseaux chantent pour nous.


    Maurice Carême


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    "L'écrivain est responsable devant les animaux qui meurent."

    Gilles Deleuze (l'Abécédaire, 1988)


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  • halalis_lolita

    Le Chat et le Soleil

    Le chat ouvrit les yeux,
    Le soleil y entra.
    Le chat ferma les yeux,
    Le soleil y resta.

    Voilà pourquoi, le soir,
    Quand le chat se réveille,
    J'aperçois dans le noir
    Deux morceaux de soleil.

    Maurice Carême
    (L'Arlequin)

     


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  • 90904173_RLhoVQWo__GEG3277

    Petit pinson...mon pauvre petit pinson...Combien je sais qu'une vie n'appartient qu'à celui qui la vit...

     


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  • sourissalopes

    Je n'ai pas encore lu le bouquin, qui vient tout juste sortir des presses. Et d'après l'auteure, Michelle Julien, ce fut plutôt la galère pour dénicher un éditeur (cf son blog http://souris-salopes.over-blog.com/).

    Mais comme je suis quelqu'un d'accomodant, je te livre le propos de présentation de la 4ème de couverture.

    "Une augmentation des adhésions. La Société Protectrice des Animaux (SPA) revendique aujourd’hui près de 80 000 adhérents. Ils étaient moins de 20 000 en 2001. La tendance est générale pour toutes les grandes associations de protection animale occidentales. Une majorité de femmes, dirigeantes, salariées, bénévoles et donatrices, alors que les théoriciens animalistes sont principalement masculins. Un discours qui se politise : les animaux sont nos égaux, il faut leur donner des droits, en calquant la « libération animale » sur celle des femmes.
       
    Pourtant, la protection animale reste foncièrement ancrée dans une vision conservatrice et conformiste du rôle de la femme dans notre société : de la chair fraîche, bonne à servir de défouloir, marchandisée, autochosifiée, culpabilisée, victimisée… Si les animalistes affirment l’égalité entre les humains et le reste des animaux, ils traitent la femme comme inférieure à l’homme et se complaisent à la « rabaisser » à la condition de l’animal.

    Reproduire les stéréotypes misogynes véhiculés par les codes publicitaires, religieux, et pornographiques. Renforcer les inégalités entre les hommes et les femmes. Le sexisme n’est pas un problème, mais la solution pour médiatiser son organisation animaliste. Le cynisme économique a supplanté toute revendication progressiste. Les associations sont converties en agences d’autopromotion qui markettent la cause animale comme « n’importe quel produit ».

    À travers la façon de communiquer des associations, le discours des militants et des acteurs de cette cause, l'auteure a pris conscience d’une dérive vers toujours plus de stigmatisation et de violence contre les femmes. Phénomène sociétal ? À moins que la misogynie soit indissociable de la protection animale..."


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