• Encore un qui a besoin de voir le sang couler pour bander

    toros

    Suite à la lecture de cette daube infâme, je m'étais dit que ça n'en valait pas la peine; pas la peine de torcher vite fait un argumentaire en réponse; pas la peine de poster un commentaire, même très court; pas la peine d'en parler; pas la peine de rien.
    Que cet article demeure dans le néant, confit dans sa stupidité délirante.
    Je parle d'un papier publié sur le site de Marianne2 dimanche 13 juin et écrit par un certain Elie Arié à propos de la corrida (je n'ai même pas envie de te fournir le lien; si tu veux y aller, débrouille-toi).
    Intitulé " On ne va pas à la corrida pour voir du sang", cet article reprend les arguments les plus nazes des aficionados pour expliquer que la corrida, c'est autre chose qu'un spectacle pour vicieux dont l'érection est tributaire des flots de sang qui sortent des naseaux de la bête suppliciée.

    Et puis, je me suis dit que ma journée serait plombée si je ne réagissais pas devant ce tombereau de conneries, dont une, surtout une, est digne de rentrer dans le grand bêtisier des propos de fin de banquet, quand, à bout d'arguments, complètement blindé, ridicule aux yeux de tous, le type balance une énormité telle que la honte s'abat alors sur ses proches restés lucides, pour des générations ...Et on entendrait des "C'est pas possible"..."C'est pas possible"...

    Elie Arié dit en résumé que la corrida, c'est comme la boxe : tu ne vas pas assister à un match de boxe pour voir avec plaisir un des boxeurs se faire démonter la gueule.Non. C'est pour l'affrontement entre deux sportifs que tu y vas, pour mesurer leur combativité, leur technique, leur courage.
    La corrida c'est kif-kif, dit-il; le sang qui coule, la mise à mort, c'est de l'accessoire, t'as pas raqué 120 € et posé ton cul dans dans une arène pour ça. C'est plutôt pour l'esthétique de la violence, la fluidité des passes et gna gna gna...   

    Qu'est-ce que tu veux répondre à ça ? Lui rétorquer que les boxeurs, eux, ont choisi, librement, de monter sur un ring et de recevoir des gnons moyennant rétribution ? Que pour les plus doués d'entre eux, c'est même un job très rémunérateur ?
    Que l'un comme l'autre se sont entraînés durement, avec les mêmes sparring-partners parfois. Qu'il y a donc une égalité de fait qui rend le combat de boxe attractif (pour celui qui aime) car incertain, autant qu'un match de tennis ?
    C'est bien pour cela qu'il y a des paris. On n'est jamais assuré de l'issue du combat. Sera-t-il gagné aux points, par KO ? Et par qui ?

    La corrida, elle, c'est un affrontement carrément et volontairement déséquilibré; le matador (tueur en espagnol) gagne tout le temps. Pour garantir sa victoire, l'animal est torturé, affaibli, rendu inoffensif. 
    Rien de cela dans la boxe. A-t-on jamais vu un des boxeurs subir malgré lui une préparation destinée à lui ôter des moyens physiques (en lui entaillant des phalanges par exemple) avant le combat ? Et se prendre des coups de rasoir dans le dos pour amoindrir ses facultés de récupération entre chaque round ?

    Elie Arié oublie, mais ça l'arrange bien, de noter que le toro n'a pas choisi de souffrir et de crever dans l'arène. On l'a contraint à connaître ce sort ignoble.
    Pourquoi ? Parce qu'il est considéré comme un objet, un substitut, par des gens comme Elie Arié qui ont effectivement besoin de voir du sang couler et d'entendre des râles de douleur pour bander.

     


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