• Cruauté de l’abattage rituel

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    Tu liras avec grand intérêt le billet de Luce Lapin ci-dessous car il cadre bien le débat relatif à l'étourdissement des animaux avant leur abattage.
    Il te permettra de bien saisir l'enjeu de la campagne (cf
    http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40287) portée par 8 organisations de protection animale autour de l'abattage rituel hallal casher et de la cruauté qu'il implique.
    Le billet de Luce Lapin est évidemment visible sur le site de Charlie Hebdo, comme tous ses papiers d'ailleurs.
    C'est ici :
    http://www.charliehebdo.fr/infospuce.html   

    Abattoirs, 1964 : au commencement était la loi

    En ce temps-là, on ne parlait pas de « people ». Aujourd’hui, on n’aurait pas manqué de souligner qu’Édith Piaf était signataire d’une pétition demandant un abattage « humanitaire », et qui obtint 150 000 signatures. En effet, jusqu’en 1964, les animaux de boucherie n’étaient pas étourdis avant la mise à mort. C’est Jacqueline Gilardoni, fondatrice en 1961 de l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA), qui est à l’origine de ladite pétition, laquelle a débouché sur le décret du 16 avril 1964, instaurant l’obligation d’étourdir. Et encore, pas pour tous les animaux. Ce n’est que six ans plus tard que cette obligation s’imposera également pour les volailles et les lapins.

    Malheureusement, dès l’origine, la loi prévoyait déjà la possibilité de ne pas étourdir en cas d’abattage rituel (casher et halal), c’est-à-dire de permettre que soit pratiqué l’égorgement en pleine conscience, donc en pleine souffrance.

    Étiquetage à tous les étages

    Depuis maintenant plusieurs années, des enquêtes de l’OABA ont révélé que la viande issue de l’abattage religieux passait couramment dans le circuit traditionnel. Pour « circonscrire l’abattage sans étourdissement », Nicolas About, président du groupe Union centriste au Sénat, a déposé il y a un mois une proposition de loi pour que la dérogation à l’étourdissement ne devienne pas une généralité. Cette proposition insiste notamment sur l’étiquetage : « La moindre des choses est d’informer le consommateur sur l’origine de la viande qu’il achète, et notamment sur le mode d’abattage des animaux (avec ou sans étourdissement). Or, actuellement, le consommateur achète sans le savoir et surtout sans le vouloir de la viande susceptible de provenir d’un animal égorgé selon un rite musulman ou israélite où l’animal a agonisé pendant plusieurs minutes… L’étiquetage permettra au consommateur de pouvoir exercer sa liberté de conscience », explique Frédéric Freund, actuel directeur de l’OABA. Cet étiquetage du mode d’abattage a été voté par le Parlement européen le 16 juin dernier : « L’abattage sans étourdissement (comme l’exigent les traditions religieuses musulmanes ou israélites) devra également être signalé [amendement n° 205, adopté à une très large majorité]. »

    Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, très respectueux de la démocratie, a déclaré, le 6 septembre dernier, à la synagogue de la Victoire, à Paris : « Vous pouvez compter sur ma mobilisation et celle des députés français au Parlement européen pour que le projet n’aboutisse pas. »
    L’objectif ultime acceptable est l’étourdissement pour TOUS les animaux de boucherie !

    Quant à ceux qui raillent les végétariens en leur opposant le fameux « cri de la carotte », je rassure leur profonde sensibilité envers la Daucus carota : elle ne sent, elle, vraiment rien quand le couteau tranche ses fanes.

     


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