• halal_3
     
    Tu liras ci-après le début d'un article assez remarquable sur le sujet de l'égorgement rituel halal. Il a été écrit par Jean-Yves Nau pour faire suite à la polémique qui a agité l'actualité et publié sur le site du magazine en ligne SLATE.
    Je t'invite à poursuivre ta lecture ici  : http://www.slate.fr/story/51105/halal-casher-viande-animaux-souffrance
     
    "Egorger ou étourdir la bête?
    La sacrifier comme jadis ou l’anesthésier comme on peut aujourd’hui le faire? Point n’est besoin d’être un fin politique pour percevoir les motivations récurrentes et profondément xénophobes de nombre de ceux qui ont lancé (ou qui nourrissent) la polémique sur les modes d’abattage des animaux destinés à la consommation humaine.
    Les différentes déclarations sur ce thème ont rapidement suscité une grande émotion, et des propos généralement unanimes, dans les différentes communautés religieuses, ainsi que chez plusieurs figures de la majorité et de l'opposition, de Jean-Luc Mélenchon à François Hollande, qui a affirmé que sur un tel sujet le «seul débat» devait être celui de la «sécurité alimentaire».
    Le seul, vraiment? Rien n’est moins sûr. Au-delà de sa dimension politique et identitaire, cette polémique apparaît alors bel et bien comme un symptôme éclairant de l’évolution récente et rapide du statut de l’animal dans les sociétés occidentales. N'est pas sans emprunter au refus multiforme de la souffrance et à l’une de ses déclinaisons inversées: la promotion du bien-être animal, concept officiellement défendu au sein de l’Organisation mondiale de la santé animale, ainsi que par l'Agence européenne de sécurité alimentaire."
     

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  • 220px_Jane_Goodall_HK

    "Rappelez-vous bien que chaque aliment acheté est un vote.
    Nous pouvons être tentés, en tant qu'individus, de penser que nos petites actions ne comptent pas vraiment, qu'un plat ne fera pas la différence. Mais, justement, chaque plat, chaque bouchée est riche d'une longue histoire où ces aliments ont été cultivés, élevés, récoltés. Nos achats, nos votes détermineront la suite du parcours. Des milliers et des milliers de votes sont nécessaires pour encourager les méthodes d'agriculture qui rendront la santé à notre planète.

    Ce n'est qu'en joignant nos forces et en refusant d'acheter des aliments mêlant la souffrance au poison que nous pouvons nous élever contre la puissance des multinationales qui assiègent notre planète."

    Jane Goodall (Nous sommes ce que nous mangeons)


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  • arrete_mars_2012_225x300

    Communiqué de presse des associations Animal Cross / ASPAS / FERUS / LPO PACA / SFEPM

    Un arrêté du 16 mars 2012 assouplit encore les conditions de mise en œuvre des « tirs de défense » (destinés à tuer un loup). Cet arrêté autorise la réalisation de tirs pour des troupeaux situés « à proximité d’un troupeau ayant subi une attaque ». De plus, l’Etat évoque à nouveau dans cet arrêté la notion de « troupeau reconnu comme ne pouvant être protégé », permettant dans certaines zones le tir de loups en cas d’attaque sur des troupeaux laissés sans protection.

    Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM s’insurgent contre le choix de l’Etat d’autoriser des « tirs de défense » pour des troupeaux n’ayant pas subi d’attaque, mais étant seulement voisins d’un troupeau attaqué, même si celui-ci n’est pas protégé.De plus, Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM demandent à l’Etat de préciser ce qu’il entend par « troupeau reconnu comme ne pouvant être protégé », et considèrent que l’application de cette notion peut constituer une atteinte grave à la conservation du loup en France.

    L’arrêté du 16 mars 2012 « relatif à la territorialisation des tirs de défense et modifiant l’arrêté du 9 mai 2011 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) » prévoit en effet la procédure suivante : dans des zones appelées « unités d’action » et délimitées par le préfet, les « tirs de défense » peuvent intervenir si « des mesures de protection sont mises en place » ou si « le troupeau est reconnu comme ne pouvant être protégé », et enfin si, malgré la mise en place d’effarouchement, « une attaque a été constatée sur ce troupeau, ou sur un troupeau situé à proximité depuis le 1er mai de l’année n – 1».

    L’Etat français semble donc autoriser la destruction de loups si des attaques sont constatées non seulement sur des troupeaux non parqués, non gardés, sans surveillance ni chiens patous, mais aussi si des attaques sont constatées sur un autre troupeau situé à proximité. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM dénoncent l’aberration et la gravité de telles mesures, à la fois inefficaces sur le plan pastoral et dangereuses pour la conservation du loup.

    Inefficaces sur le plan pastoral, parce que les troupeaux non protégés continueront à subir des attaques. Dangereuses pour la conservation du loup, parce que ces troupeaux domestiques non protégés, donc potentiellement attractifs pour un prédateur naturel, peuvent constituer de véritables « aspirateurs à loups », les exposant ainsi à la destruction autorisée.

    Le loup gris (Canis lupus) est un prédateur naturel qui se nourrit très majoritairement en France d’ongulés sauvages (chevreuils, chamois, cerfs). La conservation du loup, comme celle de n’importe quelle espèce vulnérable dont les effectifs restent très faibles, ne peut être remise en cause au motif du refus obstiné de modifier certaines pratiques de gestion pastorale inadaptées.

    Le loup reste officiellement inscrit sur la liste des espèces protégées en France. Mais force est de constater qu’année après année, il devient de plus en plus facile d’avoir le droit de tuer un loup. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM déplorent que l’Etat français défasse peu à peu et de façon inquiétante le statut de protection du loup, sans cohérence aucune avec les enjeux écologiques et pastoraux. 


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  • rind12

    Les défenseurs des animaux ont-ils un discours trop passionné ?

    Face à l'immense souffrance des animaux, il n'est pas sans cynisme de s'attacher à des questions terminologiques.
    Lorsqu'on évoque des vies entières de souffrances, cela a-t-il un sens de s'attarder sur des considérations de forme ?
    Du point de vue de la chose elle-même, la question du choix des mots est particulièrement déplacée. En effet, quel est le vrai scandale ?
    La brutalité des faits et la souffrance qui en découle pour les victimes ou la description sans complaisance de ces faits au moyen d'une langue claire et sans détours ?
    Qui doit être condamné ? Ceux qui torturent à mort des êtres sensibles, les commanditaires de tels actes, ou bien ceux qui décrivent ces méfaits ?

    Quel est le véritable scandale ? Massacrer quotidiennement des millions d'animaux pour les objectifs les plus triviaux ou bien bousculer les citoyens dans leurs chères habitudes de consommateurs effrénés ?

    Helmut F.Kaplan (Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne)


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  • PRENEZ_LE_POUVOIR_Melenchon1_290x160

    Il paraît qu'il reste quelques 30% d'indécis dans cette campagne électorale. Des gens qui, alors que nous traversons une crise écologique majeure, une crise économique et sociale sans précédent (à part les années de l'entre-deux-guerres), n'ont pas encore arrêté leur choix sur un candidat.
    Il y a sûrement parmi ces indécis des salariés qui pensent voter pour le candidat préféré de leurs patrons. D'autres qui prennent Hollande pour un homme de gauche alors qu'il n'est que tout simplement socialiste.
    Et il y en a qui veulent se déterminer en fonction des convictions des candidats en matière de condition animale.

    Ils ont raison. L'animal est le grand oublié des choix de société quand les campagnes électorales s'ouvrent, en dépit de l'extrême misère, de l'abominable exploitation de centaines de millions d'êtres vivants sensibles.
    Interrogés par plusieurs associations de protection animale sur le sujet, les réponses des candidats oscillent entre le néant et la modestie de leurs ambitions. Certains de ces candidats sont clairement des ennemis du vivant. Sarkozy est de ceux-là, Le Pen de même, Hollande également.

    Le Front de gauche a fait parvenir une lettre aux organisations de protection animale qui récapitule les engagements que Jean-Luc Mélenchon devrait normalement tenir s'il était élu. C'est nettement plus ambitieux et conforme à ce nous attendons toutes et tous : abolition de la chasse à courre et du déterrage, retour sur les cadeaux accordés au lobby chasse, développement des méthodes substitutives à l'expérimentation animale et désobéissance, s'il le faut, à la directive REACH, réintroduction du loup...
    Il y a beaucoup d'avancées dans ces propositions. On peut croire raisonnablement que si Mélenchon est élu, la corrida sera abolie. Les zoos fermés seront hors-la-loi. 

    Si les animaux pouvaient voter, s'exprimer, nul doute qu'ils porteraient leur choix sur J-L Mélenchon. Tout en rappelant qu'il ne faut pas attendre d'un homme, aussi sincère qu'il paraisse, qu'il tienne ses promesses. Il faut l'y contraindre, en se mobilisant si nécessaire.
    Pour les renards, les souris blanches, les blaireaux, les grands prédateurs, les cerfs, les canards, je vais voter Mélenchon. Prenons le pouvoir pour les sans-voix.
    Je t'invite à faire de même.

    http://www.nos-voix-pour-les-animaux.fr/sites/www.nos-voix-pour-les-animaux.fr/files/pieces-jointes/rep-melenchon.pdf

     

     


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