• 71044313

     

    Alors que la saison de chasse approche à petits pas, il est nécessaire de se rappeler combien nous avons eu raison (ah bon ? On n'a pas eu le choix ? ) de confier la gestion de la biodiversité et le sort précaire de tant d'animaux sauvages aux miliciens de la ruralité bas-de-plafond.
    De nobles individus la composent, des personnes pleines de bon sens et de discernement, des modèles pour tout dire.
    Comme lui par exemple.

    Le 14 juillet, la nuit était tombée sur la ville du Havre et le feu d'artifice pouvait commencer.
    Sur son balcon, quai Lamblardie, un homme regardait le spectacle. Il était bien accompagné puisqu'il y avait du monde dans sa musette : 10 canettes de bière.
    Désoeuvré, rond comme une queue de pelle, le type s'est mis dans l'idée de dégommer les lampadaires de la rue. Il a pris sa carabine car oui, il avait une carabine, étant chasseur depuis 22 ans.
    Il a tiré 13 fois. Qu'il y ait eu des passants qui circulaient ne l'a pas troublé plus que ça. On est quand même le 14 juillet, y'a du peuple qui baguenaude ici ou là...
    Son tableau de chasse est merdique cela étant : 2 lampadaires détruits.
    Il s'est fait bien sûr gauler et a échappé de peu à la détention provisoire; placé sous contrôle judiciaire, il doit être tout triste désormais car la sous-préfecture a annulé son permis de tuer et son flingue a été confisqué.
    La prochaine saison de tuerie, c'est baisé pour messire le blindé. La fédé de chasse de la Seine-Maritime perd un membre remarquable et c'est dommage.
    J'imagine les exploits de cet homme dans les rangs compacts de la racaille des talus, quand viendront les petits matins blêmes...


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  • abandons

     


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  •  AUT-FXG-P

    Communiqué de l'association L214

    À compter du 1er juillet, la production et la vente de foie gras seront interdites en Californie, en raison de l’atteinte à la santé et au bien-être des palmipèdes qu’implique le gavage. En France, les professionnels du foie gras se mobilisent pour faire condamner cette interdiction, tout en continuant à produire dans des conditions illégales au regard de la réglementation européenne.

    L214 se réjouit de la décision californienne, premier État au monde à interdire la vente de foie gras.

    La loi interdisant le gavage en Californie et la vente de foie gras dans cet État a été votée en 2004. Elle prend effet le 1er juillet 2012. Le CIFOG (interprofession française du foie gras) s’insurge contre cette décision.

    Marie-Pierre Pé, déléguée générale du CIFOG cherche à discréditer les fondements de la décision californienne en niant les préjudices causés par le gavage aux oiseaux : selon elle, les opposants au gavage « font de l’anthropomorphisme ».

    C'est pourtant sur la base d'un avis du Comité scientifique européen pour la santé et le bien-être animal (SCAHAW) que le Sénat californien a fondé sa décision en 2004. La plupart des études portant sur le gavage recensent des diarrhées et des halètements chez les oiseaux gavés, une mortalité multipliée par 6 (voire 10), ainsi qu'un risque de lésions de l'œsophage ou d'éclatement du jabot. Dans son avis, le Comité scientifique européen concluait que le gavage « est préjudiciable au bien-être des oiseaux ».

    Le CIFOG demande au ministre de l'Agriculture d'intercéder auprès de la Commission européenne afin qu'elle saisisse l'OMC. L'objectif : obtenir la condamnation de cette interdiction qui « cause vraiment un préjudice d’image ».

    Pour le CIFOG, la politique de l’État de Californie constitue une entorse aux règles du commerce mondial et à la libre circulation des marchandises.

    L’Union Européenne a pourtant déjà adopté une mesure similaire lorsqu’en 2009 elle a décidé de fermer son marché aux produits issus de la chasse aux phoques, au nom du bien-être animal.

    La filière française du foie gras se montre moins soucieuse du respect de la réglementation en vigueur et moins préoccupée d’éviter les distorsions de concurrence quand il y va de son intérêt. La majeure partie du foie gras continue en effet à être produite en France par des oiseaux gavés en cages individuelles, alors que celles-ci sont interdites dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2011.

    Saisie par l'association de défense des animaux L214, la Commission européenne a pourtant confirmé la nature juridiquement contraignante de la réglementation encadrant l'élevage de canards et de ses échéances, et l'obligation faite à la France de s'y plier.

    Le foie gras IGP Sud-Ouest représente près de 57% de la production totale française. Seuls 20% des élevages labellisés respectent l'interdiction des cages individuelles, les autres procédant tous à un gavage en « épinettes », des cages minuscules dans lesquelles les oiseaux ne peuvent effectuer aucun mouvement.

    La contestation du gavage trouve aussi un écho en France, où 63% des citoyens estiment qu'il est une source de souffrance pour les oiseaux.
    Combien de temps les autorités françaises mettront-t-elles à reconnaître les souffrances subies par les animaux et à abolir le gavage ?
    Anciennement 4e et 5e producteurs mondiaux, la Pologne et Israël (un producteur historique de foie gras) ont tous deux décidé d'en finir avec le gavage en 1999 et 2005. Dans de nombreux autres pays, le gavage est aussi interdit.

     


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  • 101119_SS_Bob_Barker_002_1210269_highres-78-550-310-80

    "En les pourchassant et en bloquant leurs opérations (harponnage, transfert des baleines tuées sur le navire-usine), nous avons sauvé 83 baleines en 2006, autour de 500 en 2007 et en 2008, 305 en 2009, 528 en 2010, 863 en 2011 et 768 en 2012.
    Pour rentabiliser l'investissement colossal que représente une expédition en Antarctique, il leur faut atteindre un seuil critique de 700 baleines, au dessus duquel la chasse devient rentable.

    Nous les empêchons d'atteindre ce seuil de rentabilité depuis près de six ans.

    Nous les amenons méthodiquement à la faillite car c'est la seule et unique chose qui les arrêtera.
    Aucune banderole, aucune pétition, aucune manifestation ne fera taire les harpons explosifs.
    Il en sera ainsi jusqu'au jour où les nations du monde qui ont signé les lois et traités de protection des océans daigneront donner pour mission à leurs marines de faire respecter ces lois qu'elles ont soutenues-sur le papier.
    D'ici à ce que cela arrive, nous serons cette marine qui manque aux océans."

    Paul Watson-Entretien avec un pirate.


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  • 9782359250589

     Vinciane Despret, Que diraient les animaux, si... on leur posait les bonnes questions ?, Empêcheurs de penser en rond, coll. « La découverte ».

    Est-ce bien dans les usages d'uriner devant les animaux ? Les singes savent-ils vraiment singer ? Les animaux se voient-ils comme nous les voyons ? À quoi s'intéressent les rats dans les expériences ? Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ? Etc.
    Ce livre pose vingt-six questions qui mettent en cause nos idées reçues sur ce que font, veulent et même « pensent » les animaux. Elles permettent de raconter les aventures amusantes ou stupéfiantes qui sont arrivées aux animaux et aux chercheurs qui travaillent avec eux, mais aussi aux éleveurs, aux soigneurs de zoo et aux dresseurs.

    À la lecture de ces récits désopilants, on pourrait se demander si les animaux n'ont pas un sens de l'humour bien à eux : ils semblent parfois trouver un malin plaisir à créer des situations qui aboutissent à ce que les plus savants des spécialistes soient désarçonnés, obligés de faire de nouvelles hypothèses risquées et, toujours, de constater que les animaux ne sont pas si bêtes que ça... On se délectera de ces incroyables histoires qui nous obligent à faire, chemin faisant, de l'éthologie et de la philosophie. Après avoir lu ce livre qui se présente sous la forme d'un abécédaire, on ne regarde plus son chien de la même manière !


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