• Accident de chasse mortel à Saint-Porquier : ce matin, un lapin, un chasseur et blablabla...

    lapin

    "On dirait qu'on peut toujours trouver pour n'importe quel homme une sorte de chose pour laquelle il est prêt à mourir tout de suite et bien content encore.
    Seulement son occasion ne se présente pas toujours de mourir joliment, l'occasion qui lui plairait.
    Alors il s'en va mourir comme il peut, quelque part."

    L- F Céline. Voyage au bout de la nuit.

    On a quasiment tous envie de claquer tout en exerçant la passion de sa vie. Mourir sur scène, disait cette chanteuse.
    Vois Ayrton Senna, Tabarly, Alain Colas, Giscard (merde, il n'est pas mort, me dit-on), disparus en pratiquant ce pour quoi ils avaient dépensé tant d'énergie, de temps, d'argent (le nôtre, me souffle-t-on, au sujet de Giscard mais comme il n'est pas décédé, ça ne compte pas).
    Pas de bol pour moi, mes passions dans la vie, ce sont la lecture et la sieste. Autant dire qu'il me faut multiplier les situations abracadabrantesques et risquées pour obtenir une petite chance de trépasser dans un confort recherché.
    Tu vois, si ma passion c'était la chasse, au point d'être un jeune (25 ans) président d'une ACCA, je serais super jouasse de prendre un coup de fusil accidentel dans la nuque puis d'y passer pour de bon.

    Car avec la chasse, tu as un paquet d'occasions pour crever : c'est en effet un loisir particulièrement dangereux exercé par des milliers de types dérangés aimant la mort et oublieux des consignes de sécurité de base, par dessus le marché.
    Même quand t'aimes pas la chasse, que tu veilles à éviter les abords d'une zone de chasse, t'es susceptible d'en prendre une. C'est dire si c'est une distraction qui craint salement. Demande donc aux VTTistes, aux ramasseurs de champignons, aux vaches et autres ruminants, ce qu'ils en pensent, de ces bas-du-front sapés en treillis qui tirent sur tout ce qui bouge (un Butor étoilé, espèce protégée, la semaine dernière) avec quelques grammes de sang dans l'alcool.

    Alors lui, qui a pris la décharge presque à bout portant dans la nuque parce que son collègue de battue s'est vautré en descendant la pente d'un fossé, fusil non cassé, il aurait été content s'il était encore en vie.
    Mais il est mort.
    Oui, c'est ce jeune homme responsable d'une association communale de chasse qui vient de connaître le sort réservé à une palanquée de lapins de garenne, mardi 28 décembre, du côté de Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne).
    Cette joyeuse troupe de 5 chasseurs se préparait à liquider ces bestioles en employant la méthode du furetage.

    Les lapinous n'y sont pour rien. C'est juste un accident entre viandards.
    Finalement, je préfère la lecture à la chasse. Les lapins sont mes amis et je ne tue pas mes amis.
    Gentils chasseurs, n'ayez plus de scrupules à dégommer vos potes... Lâchez-vous bordel ! Vous leur offrirez une mort rêvée, celle qu'ils ont toujours voulu connaître et en plus, ça fera plaisir au petit peuple de la forêt.
    Allez...On y croit...


  • Commentaires

    1
    samuel veron
    Jeudi 30 Décembre 2010 à 12:08
    lectures
    Quelles sont vos lectures pour vous réjouir de la mort d'un homme. Vous citez Louis Ferdinand Céline... Peut être êtes vous proche de ses penchants politiques. Que la chasse soit un loisir archaïque, vous pouvez le dire sans risquer beaucoup de contradiction. La limite de vos écrits se trouve dans leur teneur haineuse. On croirait entendre radio Paris parler des juifs en 42. Je pense que nos campagnes auraient plus à gagner à ce que vous quittiez vos livres et votre canapé pour aller faire ce qui compte vraiment: des actions d'éducation et des dialogues. Cessez donc de penser simplement: les bons d'un côté (le vôtre) et les dégénérés de l'autre... Certains partis pensent comme cela, leur nuque est épaisse à eux aussi. Au plaisir
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